Ce rayon réunit deux objets que tout sépare sauf l'emplacement. La petite sacoche de 0,4 à 2,5 L se glisse sous la selle et ne contient qu'un kit de dépannage — chambre à air, démonte-pneu, multi-outil. La sacoche de selle bikepacking de 4 à 18 L est une vraie unité de chargement, qui remplace à elle seule un porte-bagages arrière. Le prix, le poids et les contraintes de montage n'ont rien à voir.
Ce qu'on y met, et ce qu'on n'y met pas
C'est le point le plus souvent raté. Une sacoche de selle est en porte-à-faux derrière l'axe de roue, et c'est l'emplacement le plus haut du vélo : tout ce qu'on y met est amplifié. On y range donc le volumineux et léger — duvet, doudoune, vêtements de rechange — et on laisse le lourd à la sacoche de cadre. Un sac chargé à l'envers transforme le vélo en bateau dès la première relance.
Le balancement, et les trois façons de le régler
Les modèles à harnais rigide avec sac étanche amovible : le harnais reste sanglé sur la selle, le sac se sort d'un bloc le soir. C'est le montage le plus stable et le plus pratique en voyage.
Les stabilisateurs qui prennent appui sur les rails de selle encadrent la sacoche et suppriment l'essentiel de l'oscillation. Ils se vendent séparément.
Les sangles de compression, qu'il faut reprendre après quelques kilomètres : un sac tassé bouge beaucoup moins qu'un sac rempli à moitié.
Les deux cotes à vérifier avant de commander
D'abord le dégagement entre le bas de la sacoche et le pneu, surtout si vous avez une tige de selle télescopique : sortie, elle rapproche la sacoche de la roue et la géométrie disponible change complètement. Ensuite la longueur de rails exposés derrière la selle, qui conditionne la tenue du collier. Sur des rails en carbone, vérifiez chez le fabricant de la selle que le serrage d'une sangle est autorisé — toutes ne l'acceptent pas.